Temps vécus, temps racontés dans le roman du XIXe siècle

Introduction. Discordances romanesques du temps et nouvelles narrativités

Marie-Astrid Charlier et Véronique Samson
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Texte intégral

Au XIXe siècle, avec la scansion rapide des révolutions et des successions de régimes, le temps se vit sous le signe de la discordance, comme l’ont montré les historiens François Hartog et Christophe Charle [1]. Les progrès techniques, en réduisant les distances géographiques, rapprochent également les expériences temporelles et favorisent un « partage du sensible [2] » entre différents territoires, différents groupes sociaux et différentes générations. Quant à « la civilisation du journal [3] », elle crée des rythmes périodiques où s’invente une actualité de plus en plus partagée à mesure que l’alphabétisation progresse. Ces nouvelles scansions médiatiques font émerger le jour, la semaine [4] et le mois comme unités de mesure de la modernité [5]. Aussi serait-il erroné de prétendre qu’une expérience linéaire du temps s’est complètement substituée aux longs cycles de l’Ancien Régime. En effet, la quotidienneté et le rythme hebdomadaire qui structurent les modes de vie, les sociabilités, le travail et le loisir, sont des formes temporelles cycliques, organisées autour de différents rituels que, dans le domaine des études littéraires, les approches sociopoétique et ethnocritique ont notamment étudiés. Cependant, la multiplicité des rythmes de la vie moderne et leurs conflits récurrents entraînent tensions et discordances du point de vue de l’expérience aussi bien individuelle que collective. En outre, au croisement de l’accélération historique et de la multiplicité des temps sociaux [6], le présent se dérobe et le devenir interroge, sinon inquiète. C’est là, selon Hartog, le propre du « régime d’historicité » moderne.

Dans ce contexte de bouleversement socio-historique et culturel, voire anthropologique, les temps vécus sont l’objet de nombreux discours et récits, notamment dans la presse qui, avec sa scansion périodique, impose progressivement un rythme et jugule l’accélération temporelle post-révolutionnaire. Les travaux de la narratologie contemporaine, notamment avec Raphaël Baroni [7], ont élargi la théorie du récit ricœurienne [8] à différents médias afin de montrer que nous sommes toujours déjà pris dans des récits, littéraires ou non. En effet, le récit est une structure essentielle de l’existence quotidienne qui ne s’exprime pas seulement dans les fictions littéraires. En proposant la notion de fictionnalisation pour penser la presse du XIXe siècle, Marie-Ève Thérenty a montré combien le journal est une « littérature au quotidien [9] ». Si le temps n’existe que raconté (Ricœur), la presse du XIXe siècle, avec sa polyphonie définitoire, fait entendre la multiplicité des expériences temporelles qu’elle narrativise avec des récits factuels et fictionnels, tout en œuvrant, avec sa périodicité, à créer un rythme commun sur tout le territoire français.

Certes, l’avènement d’un temps partagé, lié à la démocratisation de la société du XIXe siècle, tend à réduire les distances et à rapprocher groupes sociaux et territoires si l’on se place sur le temps long et à l’échelle collective, voire nationale. Les écarts entre centres urbains et espaces ruraux se resserrent grâce aux progrès techniques et à la scansion médiatique, mais de manière très progressive. Car si l’on aborde l’expérience temporelle par la lorgnette de l’individu, en l’occurrence le personnage de fiction, et à l’échelle d’une vie, ou d’une « tranche de vie [10] », c’est au contraire la difficulté d’adaptation, la solitude, voire la crise qui caractérisent la trajectoire des personnages principaux face à « la belligérance des hétérochronies [11] », selon l’heureuse formule de Jean-Marie Privat. Les discordances du temps et les désynchronisations des personnages occupent en effet une large place dans les fictions romanesques du XIXe siècle.

Dans une société se transformant à un rythme accéléré et faisant pour la première fois aussi fortement l’épreuve de son historicité, les romanciers reprennent l’impératif de se faire « historiens du présent », à l’instar de Stendhal, Balzac, Sand ou encore Souvestre. Or cette « conquête du présent » par le roman n’a pas seulement impliqué pour les œuvres des contenus neufs, mais aussi des mises en forme inédites du temps. Plus exactement, les œuvres tentent de donner forme au temps vécu, à un présent fuyant, insaisissable, dont la continuité avec le passé et le futur ne va plus de soi : elles cherchent à définir ce présent et à le délimiter, à le structurer, à l’organiser, à le mesurer. Calendriers, horloges, montres, pendules peuplent le roman et témoignent de l’importance de l’emploi du temps chez les personnages. Ce souci de rationalisation du temps est lié aux contraintes sociales, économiques et géographiques qui pèsent sur le personnel romanesque, dont les capacités d’adaptation à l’ordre du temps sont un enjeu narratif majeur. Nombreuses dans l’histoire littéraire du XIXe siècle, les histoires de décalages et de conflits temporels produisent l’« intérêt romanesque [12] », comme c’est le cas dans La Maison du chat-qui-pelote (1829) de Balzac, Madame Bovary (1857) de Flaubert ou encore La Curée (1871) de Zola. Dans les années 1880, le roman naturaliste des deuxième et troisième générations s’en fera une spécialité, traitée sur un mode ironique et pessimiste, avec des personnages incapables d’habiter le présent, même dans ses aspects les plus concrets et ordinaires. Si les discordances du temps occupent le roman de mœurs contemporaines, quelle qu’en soit la dominante esthétique [13], c’est le roman à dominante réaliste qui problématise de la manière la plus visible et la plus complexe les temps vécus et, par conséquent, qui invente de nouvelles narrativités.

François Hartog suggère ainsi que le roman réaliste s’attache avant tout aux « failles » du temps moderne : celui-ci révèle que le présent, sans s’imposer d’un coup, en bloc, est fait de temps désaccordés. À partir de ces failles temporelles, le roman crée tantôt une monotonie lénifiante, tantôt des conflits plus ou moins spectaculaires – ces deux axes faisant le plus souvent l’objet d’une alternance dans les intrigues. Les temps vécus sous le signe de la désynchronie sont toujours de puissants leviers narratifs – et romanesques – par où les romanciers ont inventé de nouvelles écritures du temps [14]. Parmi elles, on peut évoquer la temporalisation de la vie matérielle [15], avec des objets-traces qui portent d’autres histoires et d’autres mémoires, comme les reliques d’Une vie chez Maupassant. La confrontation des générations, quant à elle, problématise ce que Reinhart Koselleck a appelé « la simultanéité du non simultané [16] ». Enfin, la poétique du souvenir met parfois en évidence la déliaison des vies mais elle peut au contraire permettre au personnage de se recomposer une continuité par-delà la discordance moderne. Le continuum temporel est alors vecteur de cohérence identitaire – du moins le personnage le croit-il.

Ces différentes poétiques du temps raconté invitent à rouvrir la question du temps réaliste que l’on a souvent considéré comme monotone, répétitif, bêtement linéaire. À cet égard, la stupidité finale d’un Charles Bovary devant « Tuvache qui passe », après la mort d’Emma, ou la folie d’un Charles Demailly qui finit complètement amnésique à Charenton, représenteraient le point limite où la quotidienneté se renverse en vie primitive, seulement rythmée par la biotemporalité et les besoins primaires. Stupides, ces deux personnages (sur)vivent dans l’écoulement des jours, des mois, des années. Cette temporalité biologique surgit aussi, en mode autoparodique, dans quelques récits naturalistes où les gaz que tel personnage laisse échapper, Monsieur Mercier chez Robert Caze [17] ou Jésus-Christ chez Zola [18], donnent un tempo organique au récit. Mais ces cas ne sont qu’un exemple des expériences temporelles du personnage réaliste [19] et la stupidité d’un Bovary ou d’un Demailly suspend le roman – son temps et son récit – au moment même où il s’achève. Pour en arriver là, le Charles des Goncourt n’aura cessé de vivre en décalage avec ses contemporains, que ce soit dans la sphère intime ou sociale, tandis que celui de Flaubert aura, dès le début du récit, terminé son roman en se mariant et en s’installant : la suite de l’histoire, il la vivra depuis un hors temps romanesque [20]. Ces exemples de romans dé-romancés, peu à peu débarrassés des structures narratives qui pouvaient dramatiser l’événement, montrent qu’il s’agit précisément là d’une mise en question du temps moderne.

Ces quelques exemples de relations entre temps vécus et temps racontés montrent que le roman réaliste fait cohabiter des temps hétérogènes et pluriels, situés tantôt à l’arrière-plan, dans l’imparfait des descriptions de lieux et d’objets, tantôt au premier plan des intrigues où les discordances du temps sont à l’origine des rebondissements ou, à tout le moins, des relances du récit. Depuis la marge ou le centre de l’intrigue, à l’arrière-plan ou au premier plan de la scène romanesque, le roman du XIXe siècle propose un discours narratif sur les expériences temporelles de la modernité. À ce titre, on peut dire avec Philippe Dufour que le roman pense le temps [21].

Ce dossier propose donc d’explorer les temporalités romanesques, largement vécues et racontées sous le signe de la discordance au XIXe siècle, afin de montrer que la réponse réaliste et plus largement romanesque au régime d’historicité moderne est loin d’être uniforme. Elle engage au contraire un renouvellement de la narrativité, laquelle enregistre les bouleversements de l’expérience temporelle.

1. Asynchronies, désynchronies : décalages temporels

L’article d’Isabelle Daunais, qui ouvre le dossier, s’intéresse à « l’éloignement du passé » que creusent les transformations sociales et les progrès techniques au XIXe siècle. À partir de l’analyse de deux scènes de bal, dans Sarrasine de Balzac et Madame Bovary de Flaubert, elle met en évidence les réponses opposées des deux auteurs, la liaison d’une part, la déliaison d’autre part ; des réponses qui ont certes à voir – justement ! – avec un effet de génération entre les deux écrivains, mais qui s’expliquent surtout par leur esthétique respective. Là où Balzac travaille à réparer l’éloignement du passé, Flaubert rompt les liens entre passé et présent, comme si la parataxe qui caractérise son écriture valait aussi sur le plan temporel et historique. À l’heure où la mesure du temps est bouleversée, écrire les temps vécus sous le signe de l’asynchronie, c’est inventer de nouvelles façons de les raconter.

Or les nouvelles expériences temporelles ne sont pas le propre de la capitale et des centres urbains auxquels on oppose souvent les territoires ruraux – la fameuse « province » – qui seraient restés à l’écart du temps moderne et de l’histoire. À travers les œuvres de Balzac, Sand et Nerval, Corinne Saminadayar-Perrin revient sur cette idée reçue et montre au contraire que ces écrivains-ethnologues représentent une société rurale clivée, « entretenant avec la modernité (sociale, économique, politique) un rapport complexe et idéologiquement contrasté ». La lenteur des rythmes naturels, le rythme des saisons et l’évasion dans le merveilleux des contes et légendes caractérisent le temps des campagnes qui, cependant, n’est absolument pas un hors temps. Au contraire, s’y expérimentent d’autres vécus, d’autres partages et d’autres rapports à l’histoire.

Dans son article, Laure Demougin examine quant à elle les modes d’apparition de la culture médiatique dans la fiction romanesque à partir d’une phrase type, « Il apprit dans le journal », qui fait surgir l’événement dans la diégèse via la presse. Avec un corpus vaste et varié en termes d’esthétique et de notoriété, l’article démontre que le journal est un embrayeur temporel qui déploie différentes modalités narratives : décrochage, clôture, coup de théâtre. La variété des romans étudiés témoigne de l’ampleur du phénomène au XIXe siècle et du caractère central, toutes esthétiques confondues, de la périodicité médiatique non seulement comme nouvelle expérience du temps mais aussi comme support de nouvelles narrativités romanesques.      

2. Rythmes et temps du personnel romanesque

Si les personnages principaux imposent plus volontiers leur temps au récit, les articles d’Eva Le Saux et de Véronique Samson montrent que les romans sont en réalité composés de divers contretemps. Ces deux contributions s’intéressent aux vies possibles représentées respectivement par les figurants et par les personnages secondaires, dont la présence romanesque particulière opère comme un dispositif critique qui interroge le temps de la modernité depuis ses marges.

Eva Le Saux s’arrête d’abord sur les figurants dans Manette Salomon des frères Goncourt et dans L’Éducation sentimentale de Flaubert, de manière à montrer que l’expérience historique de la foule agit sur les temporalités romanesques. Les figurants feraient avant tout éprouver la mesure de l’instant – un instant qui peut néanmoins être chargé des traces de durées plus longues, mettant ainsi en tension le temps raconté (très bref) et le temps vécu (seulement entraperçu par les lecteurs). Les deux romans permettent de faire ressortir la multiplicité temporelle de ce qui pouvait paraître comme un simple arrière-plan aux aventures des protagonistes.

L’article de Véronique Samson propose lui aussi une réflexion sur le système des personnages, dont les oppositions serviraient à exprimer la coexistence, dans un même présent, de temporalités différentes. Trois personnages anachroniques appuient cette réflexion, qui appelle certainement à être prolongée par d’autres exemples : Mlle de Varandeuil dans Germinie Lacerteux des frères Goncourt, ainsi que la tante et la mère de Jeanne dans Une vie de Maupassant. La présence intermittente de ces trois personnages semble bel et bien déterminée par le fait que le présent ne leur appartient plus, qu’ils ont dépassé ce qui aurait dû être le terme de leur vie et qu’ils ne peuvent donc plus s’inscrire dans le temps de l’intrigue.

3. Le corps, le temps, l’histoire

Les deux derniers articles du dossier abordent les temporalités du personnage romanesque d’au plus près, en cherchant à montrer comment le temps peut prendre corps et devenir chair. Mathieu Roger-Lacan revisite d’abord la notion de « chronotope », forgée par Mikhaïl Bakhtine et reprise par Henri Mitterand, pour poser la question de son application au visage mutilé de l’abbé de La Croix-Jugan, revenant des guerres de la chouannerie, dans L’Ensorcelée de Barbey d’Aurevilly. Son article expose les nombreuses strates historiques figurées par la défiguration du personnage, tout en actualisant une notion théorique trop peu interrogée.

Cette articulation du corps et de l’histoire se retrouve également dans la contribution de Véronique Cnockaert, qui clôt le dossier par une étude d’Une page d’amour de Zola. Dans ce roman, la maladie de la petite Jeanne en vient à imposer sa cadence aux autres personnages, mais aussi à la composition romanesque plus généralement. La chronologie est emportée par la scansion des phases de la dégénérescence : le « régime temporel » de la maladie rejoint alors les anachronismes du paysage parisien tel que décrit par Zola dans ce même roman. Véronique Cnockaert montre ainsi la rencontre des temporalités intimes et historiques sous le signe de la discordance, pour faire apparaître, tout comme les autres œuvres étudiées dans ce dossier, le « conflit des temps » qui serait selon les historiens du XIXe siècle la donne nouvelle des contemporains.

Notes

[1] François Hartog, Régimes d’historicité. Présentisme et expériences du temps, Paris, Seuil, 2003 ; Christophe Charle, Discordance des temps. Une brève histoire de la modernité, Paris, Armand Colin, « Le Temps des idées », 2011 ; François Hartog, Chronos. L’Occident aux prises avec le Temps, Paris, Gallimard, 2020.

[2] Jacques Rancière, Le Partage du sensible. Esthétique et politique, Paris, La Fabrique éditions, 2000.

[3] Dominique Kalifa, Philippe Régnier, Marie-Ève Thérenty et Alain Vaillant (dir.), La Civilisation du journal. Histoire culturelle et littéraire de la presse française au XIXe siècle, Paris, Nouveau Monde Éditions, 2011.

[4] À ce sujet, voir Dominique Kalifa et Marie-Eve Thérenty (dir.), « La semaine », Sociétés et représentations, n° 52, 2021.

[5] Voir le numéro de la revue Romantisme consacré à « La Mesure du temps », Laurent Clauzade (dir.), n° 174, 2016/4, URL : https://www.cairn.info/revue-romantisme-2016-4.htm.

[6] Harmut Rosa, Accélération. Une critique sociale du temps, traduit de l’allemand par Didier Renault, Paris, La Découverte, « Théorie critique », 2010.

[7] Raphaël Baroni, La Tension narrative : suspense, curiosité et surprise, Paris, Seuil, « Poétique », 2007 ; L’Œuvre du temps, Paris, Seuil, « Poétique », 2009 ; Les Rouages de l’intrigue, Genèse, Slatkine, 2017.

[8] Paul Ricœur, Temps et récit, 3 t., Paris, Seuil, 1983-1985.

[9] Marie-Ève Thérenty, La Littérature au quotidien. Poétiques journalistiques au XIXe siècle, Paris, Seuil, « Poétique », 2007.

[10] Expression de Jean Jullien dans Le Théâtre vivant : essai théorique et pratique, 2 t., Paris, Charpentier, 1892-1896.

[11] À partir d’une micro-lecture de Madame Bovary de Flaubert, Jean-Marie Privat a proposé de lire le XIXe siècle comme le théâtre de « la belligérance des hétérochronies », dans « Un dimanche, vers six heures, au soleil levant », Romantisme, « La Mesure du temps », op. cit.

[12] Charles Grivel, Production de l’intérêt romanesque, La Haye-Paris, Mouton, 1973.

[13] Pour une mise au point sur le roman de mœurs du XIXe siècle, voir Philippe Hamon et Alexandrine Viboud, Dictionnaire thématique du roman de mœurs en France (1814-1914), 2 t., Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 2008.

[14] Voir Marie-Astrid Charlier, Le Roman et les Jours. Poétiques de la quotidienneté au XIXe siècle, Paris, Classiques Garnier, 2018.

[15] Nous renvoyons aux travaux de Marta Caraion, et notamment son monumental Comment la littérature pense les objets. Théorie littéraire de la culture matérielle, Ceyzérieu, Champ Vallon, « Détours », 2020.

[16] Reinhart Koselleck, Le futur passé. Contribution à la sémantique des temps historiques, traduit de l’allemand par Jochen Hoock et Marie-Claire Hoock, Paris, Éditions EHESS, 2016, p. 151.

[17] Robert Caze, La Semaine d’Ursule, Paris, Tresse, 1885.

[18] Émile Zola, La Terre, Paris, Charpentier, 1887.

[19] Sur les « cas » et leur rapport à la temporalité, voir Bertrand Marquer, Les Romans de la Salpêtrière. Réception d’une scénographie clinique : Jean-Martin Charcot dans l’imaginaire fin-de-siècle, Genève, Droz, 2008 ; voir également deux articles dans Boris Lyon-Caen (dir.), Raisons d’agir : les passions et les intérêts dans le roman français du XIXe siècle, Fabula / Les colloque [En ligne], 2020, celui d’Éléonore Reverzy, « Clinique de l’Amour chez les Goncourt et Zola. Les cas Germinie L. et Adélaïde F. », URL : https://www.fabula.org/colloques/document6705.php ; et celui de Marie-Astrid Charlier, « Asthéniques et hystériques chez les “petits naturalistes” : des raisons moyennes d’agir ? », URL : https://www.fabula.org/colloques/document6707.php.

[20] Véronique Samson a analysé cela dans son livre Après la fin. Gustave Flaubert et le temps du roman, Saint-Denis, Presses Universitaires de Vincennes, « Culture et Société », 2021.

[21] Philippe Dufour, Le Roman est un songe, Paris, Seuil, « Poétique », 2010 ; Le réalisme pense la démocratie, Genève, La Baconnière, « Langages », 2021.

Auteurs

Marie-Astrid Charlier est maîtresse de conférences en littérature française du XIXe siècle à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3 et membre de l’unité de recherche RiRRa21. Ses travaux portent sur les naturalismes (roman, nouvelle, théâtre, critique) et plus largement sur l’histoire et la poétique des genres narratifs, ainsi que sur les liens entre presse et littérature. Elle a notamment publié l’ouvrage issu de sa thèse, Le Roman et les Jours. Poétiques de la quotidienneté au XIXe siècle, chez Classiques Garnier en 2018, et codirigé plusieurs ouvrages collectifs et numéros de revue, parmi lesquels : « Flaubert médiatique », Flaubert. Revue critique et génétique, n°25, 2021 (avec Marie-Ève Thérenty) ; Coups de griffe, prises de bec. La satire dans la presse des années trente, Bruxelles, Les Impressions nouvelles, 2018 (avec Amélie Chabrier) ; « Écrire le quotidien », Autour de Vallès, n°48, 2018.

Véronique Samson enseigne la littérature au Cégep du Vieux Montréal, après avoir mené des recherches postdoctorales à l’Université de Cambridge et plus récemment au CRP19, à l’Université Sorbonne Nouvelle. Son livre Après la fin. Gustave Flaubert et le temps du roman est paru au début de l’année 2021 aux Presses universitaires de Vincennes. Ses recherches portent principalement sur le temps, la mémoire et l’histoire dans le roman réaliste du XIXe siècle. Elle a codirigé avec Mathieu Roger-Lacan un dossier consacré à 1848 et la littérature, paru dans Fabula / Les colloques en 2021.

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